A tous les Frères

Publié le par Rabelais

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Alain JUILLET

... aux membres du Souverain Grand Comité et à tous les Frères 

Mardi, 20 mars 2012

Mes Très Chers et Bien Aimés Frères,

Merci pour les nombreux messages de soutien fraternel que vous m’avez adressés à la suite de mon éviction de la candidature à la Grande Maitrise.

Compte tenu de ma position de leader de l’opposition et des méthodes employées par la gouvernance actuelle je m’attendais à un mauvais coup. Je n’ai donc guère été surpris et j’ai déjà tourné la page n’ayant pas pour habitude de m’attarder sur le passé. Comme le disait Guillaume d’Orange : « Il n’est point nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer ».

n Pour ceux que cette éviction intéresse sachez que la disposition selon laquelle on ne peut être élu Grand Maitre sans être membre du Souverain Grand Comité n’existe que dans l’article 2.2 des Constitutions qui gère la partie maçonnique.

Les statuts et le règlement intérieur gérant la partie profane, qui sont les seuls documents valables devant les tribunaux car déposés à la préfecture, ne le mentionnent pas.

Or le Comité des membres de droit, comme d’ailleurs le Souverain Grand Comité jusqu’en décembre 2009, est une assemblée civile.

J’ajoute que désigné comme membre du Souverain Grand Comité au titre de la province de Paris puis nommé Grand Inspecteur j’aurairéintégrer cette position quand on m’a transformé en Passé Grand Inspecteur pour me sortir du SGC après mes lettres à François Stifani du 20 janvier et du 8 avril 2011

n Dans ma première lettre de candidature à Maitre Legrand, en conformité avec ce que j’ai toujours déclaré, j’avais indiqué vouloir assurer un mandat de transition d’un an pour modifier les statuts et le règlement intérieur puis organiser l’élection d’un nouveau Grand Maitre. Je savais que cette intention allait gêner tous les autres candidats et inquiéter une bonne partie d’un Souverain Grand Comité dont près de la moitié des membres a été nommée par François Stifani depuis septembre 2010.

Pourtant, loin de faire la révolution et d’oublier les règles et principes maçonniques, mon objectif était de répondre rapidement aux attentes justifiées des Frères et à l’évolution de notre environnement tout en corrigeant les dysfonctionnements qui ont conduit à la situation actuelle.

C’est la condition primordiale pour retrouver la sérénité et la fraternité.

Avec mon élimination le risque est grand de voir la GLNF retomber dans le piège de l’immobilisme et du statu quo, d’une personnalisation de la Grande Maitrise ou, plus grave encore, dans les petits arrangements entre « Frères » au plus grand bénéfice de quelques uns bien connus dans nos Loges et dans nos provinces. Les premières informations reçues montrent que les négociations vont bon train dans les couloirs des Temples...

n La rédaction du rapport du Comité de conciliation du premier semestre 2010 que j’ai réalisé avec le Président du Conseil des Sages et la participation active des 33 provinces et des Loges a ouvert la piste aux actions de réforme à mener. Depuis, il a été enrichi par les travaux d’approfondissement et les contributions émises par l’ULRF, FMR et les divers groupes de réflexions qui s’y sont consacrés. Cela a permis d’avoir une vision précise de ce que souhaitent les Frères et ce que nous devons faire pour retrouver une Grande Loge respectant à la fois les bases de la régularité et celles de la reconnaissance internationale.

Au sein de l’ULRF, nous nous sommes efforcés de croire depuis de longs mois que la réforme était possible de l’intérieur en affirmant la primauté du spirituel sur le temporel, avec une claire séparation entre les activités profanes et les activités maçonniques. Nous avons voulu redonner leur spécificité à chacun des rites en évitant le syncrétisme.


Nous avons défendu l’importance de la restauration d’une réelle solidarité avec un recentrage sur l’entraide entre Frères.

Nous avons rappelé l’autorité inaliénable de la Grande Loge sur les trois premiers degrés tout en instaurant un dialogue fructueux avec les juridictions.

Nous avons insisté sur la nécessité de replacer la Loge au centre de notre institution.

Les réactions des Grandes Loges étrangères ont montré la justesse de notre combat pour la défense des valeurs de la maçonnerie régulière et traditionnelle.

Mais les derniers événements internes et les modalités de la désignation du 30 mars démontrent que nous n’y arriverons pas, d’autant que François Stifani avec son équipe fait tout pour nous exclure.

M Refusant de renier mes principes en échange d’un tablier plus ou moins brodé ou d’un titre ronflant, j’ai la conviction que nous sommes arrivés au moment où il faut reconstruire ailleurs cette maçonnerie perdue en s’inspirant, avec leur aide, de l’organisation des Grandes Loges sœurs.

Dans les tous prochains jours vous allez découvrir la nouvelle organisation avec son calendrier de mise en place et connaître la date de son assemblée constituante en avril. Vous pourrez voir qu’elle est très éloignée de tout ce qu’on pu raconter nos adversaires puisque l’intégralité de sa structure et de ses statuts s’inspire de ceux de Grandes Loges étrangères régulières reconnues.

C’est pourquoi j’appelle tous les Frères et les Loges qui sont dans le même état d’esprit à nous rejoindre pour installer et consacrer cette nouvelle Grande Loge maçonnique régulière. J’appelle également tous ceux qui gardent encore un petit espoir dans la GLNF d’attendre le 30 mars pour payer leurs cotisations .... car il y a de fortes chances qu’ils pensent à nous rejoindre au vu des résultats annoncés !

Je peux vous assurer que vous y trouverez l’authenticité des rites, la fraternité dans le comportement, la transparence dans la pratique et le rejet du paraître qui vous redonneront la foi dans un idéal maçonnique aujourd’hui en miettes. 

M Par ailleurs, quel que soit le candidat désigné le 30 mars, sachez que l’ULRF, dont j’avais annoncé que j’abandonnerais la présidence le jour de la désignation des candidats à la Grande Maîtrise, continuera à assurer la défense de ses adhérents inscrits à la GLNF.

Il s’agira de rechercher et d’exiger des réponses aux questions posées sur les pratiques financières, les opérations immobilières et les actions de solidarité sur lesquelles nous n’avons obtenu que des réponses très partielles de la part de l’Obédience et de l’administrateur judiciaire.

Que chacun sache que nous ne baisserons pas les bras et que nous continuerons le combat jusqu’au bout contre ceux qui ont confondu la GLNF avec leur intérêt personnel. 

Ayant été un des premiers à commencer le combat pour la restauration de nos valeurs, je l’ai fait avec toutes mes forces en dépit des menaces, des sanctions et des pressions en tous genres.

C’est pourquoi je m’estime légitime en m’adressant à vous.

Faites attention aux résistants de la douzième heure qui veulent faire oublier par leurs déclarations la noirceur de leur comportement passé.

Posez-vous la question de savoir si vous êtes prêt à continuer à subir, à tout abandonner par dégoût et lassitude ou à vivre la même aventure que les Frères fondateurs qui ont créé la GLNF quand le Grand Orient ne correspondait plus à leur attente maçonnique.

Loin du principe de précaution cher aux minorités silencieuses, cela demande du courage mais surtout cela s’appelle l’espérance.

Recevez, mon Très Cher et Bien Aimé Frère, mes salutations les plus fraternelles.

Alain JUILLET

 


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