REFLEXION D’UN GROUPE de FF. PROVINCE GUADELOUPE/SAINT MARTIN

Publié le par Rabelais

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A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS
SITUATION PREOCUPANTE
A LA GRANDE LOGE NATIONALE FRANCAISE
REFLEXION D’UN GROUPE DE FRERES SOUCIEUX
DES CONSEQUENCES DE CETTE CRISE SUR L’AVENIR DE
L’OBEDIENCE ET DE NOTRE
PROVINCE GUADELOUPE/SAINT MARTIN
janvier 2011
Bien que nous soyons éloignés de Paris, nous devons nous sentir tous concernés par ces évènements, notre avenir en dépend.
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‘’ Les princes ne sont dignes de leurs puissances que s’ils ne le sont que pour être les hommes des peuples. Ils ne sont dignes de la Royauté qu’autant qu’ils s’oublient pour le bien public’’.
Quand les souverains s’accoutument à ne connaître d’autres lois que leur volonté absolue, ils sapent le fondement de leur puissance. Il viendra une révolution soudaine et violente qui, loin de modérer leur autorité excessive, l’abattra sans ressources’
« La peur n’est pas une vision du monde »
Nous avons mis en exergue cette citation de Fénelon et de Von Hammerstein pour souligner l’identité de situation à des époques historiques différentes. Fénelon vivait au 18° siècle un peu avant la révolution française tandis que Von Hammerstein, général allemand était un farouche opposant d’Hitler. L’époque exigeait de prendre ses responsabilités.
Les événements que nous vivons au sein de notre obédience depuis un an trouvent leurs sources dans les postures prises par le GM quelques temps après sa prise de fonction.
Pour mémoire, il faut rappeler l’introduction des caméras de télévision dans les temples qui a choqué beaucoup de frères qui se sont vu ainsi dévoilés malgré eux.
- L’implication au titre de GM de la GLNF dans la vie politique par cette incroyable lettre de Janvier 2009 offrant ses services au Président de la République et son soutien marqué à certains ministres du gouvernement dont un au moins a été récemment condamné par la justice de la République pour propos racistes.
- La création d’un cabinet fantôme constitué de hauts fonctionnaires non maçons et membre de cabinets ministériels et dont la fonction n’était en rien en rapport avec l’objet et les buts de la FM traditionnelle, spirituelle et initiatique.
- L’achat d’un appartement avenue Wagram d’un coût de 2.500.000€ dont l’utilité n’est pas justifiée et dont JC FOELLNER lui même en contestait l’utilité.
Toutes ces initiatives intempestives conjuguées au comportement autocratique et autoritaire du GM amenèrent un certain nombre de hauts dignitaires de l’obédience à l’interpeller le 04 Décembre 2009 au cours d’une réunion du SGC.
La réaction du GM fut tout simplement incroyablement indécente. Là où tout maçon doit garder la maitrise de soi en toutes circonstances, on vit déferler un torrent d’insultes inopportunes et indécentes dans un cénacle de franc- maçons.
Aussitôt des exclusions, suspensions, radiations iniques des frères furent décidées par le GM pour des raisons ubuesques tel que manquement à l’éthique maçonnique et autres balivernes.
La province Val de Loire avec 1500F fut purement et simplement rayée de la carte ! ! ! !
Ces FF frappés par ces décisions ignominieuses avaient simplement et dignement exprimé une opinion contraire à celle du GM.
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Nous croyions naïvement que la richesse de notre institution était précisément la conciliation des contraires afin d’atteindre l’unité, réunir ce qui est épars, disons nous.
Couchés et endormi en maçonnerie, nous nous sommes réveillés en monarchie absolue et d’essence divine où ‘’ Roma locuta, causa finita’’.
Lors de l’assemblée générale du 26 mars 2010, le vote libre des FF exprima un rejet par 53% des suffrages le rapport moral, financier et comptable et le projet de budget présenté par la gouvernance de la GNLF. Outre la mise en minorité nette et sans équivoque de la direction de la GNLF, l’assemblée générale demanda la démission du conseil d’administration et de son président comme lui en donne le privilège, le régime juridique des associations. L’AG demanda aussi un audit de tous les comptes des sociétés satellites.
Le GM ne tint pas compte de la demande de la majorité des FF et promit la tenue d’une autre AG avant le 30/06/2010.
La promesse de tenir une AG avant le 30/06/2010 ne fut pas tenue et l’audit de tous les comptes demandés fut limité à l’audit du seul compte du siège de la GNLF.
A la place nous eûmes un avatar juridique appelé l’’’AG pluri délocalisé ‘’ le 16 octobre 2010 dans des conditions contestées et contestables.
Tout le monde se rappelle :
- Les pressions, les intimidations, menaces et autres magouilles qui eurent lieu tant sur la plan local que sur le plan national.
- La modification par le GM en vue de fausser les résultats, du corps électoral, par la nomination une semaine avant la date du vote, de près d’une centaine de nouveaux membres du SGC au mépris des dispositions des constitutions et règlements de la GLNF. Ces statuts prévoient en effet que le nombre des membres du SGC ne doit pas dépasser 1% des effectifs de la GLNF ! !
- les résultats de ce vote dans des conditions que l’on sait furent faussés du fait d’un décompte douteux.
Les exclusions, suspension et autres radiations iniques continuaient sur tout le territoire. On éliminait tout FF qui osait protester ou exprimer une opinion contraire à la ligne de la gouvernance de la GLNF.
Les pratiques d’une institution uniquement soucieuse de sa puissance matérielle et de la gloire de ses dirigeants ont instauré l’idolâtrie de l’argent roi dans nos temples et entraîné une marchandisation de notre spiritualité.
C’est ainsi que le GM introduisit une plainte en concurrence déloyale contre FMR ! Au bazar de la spiritualité, les FF c’est à dire TOI, MOI, NOUS ne sommes plus considérés que comme des clients d’une vulgaire officine commerciale. Nous ne sommes plus qu’une valeur commerciale. En clair, ce qui compte pour cette gouvernance de la GLNF, c’est notre valeur marchande qui s’estime en terme de capitation à percevoir.
Nous disions clairement ces jours là, et le disons encore plus fermement aujourd’hui qu’il s’agit là de dérives extrêmement graves, essentielles et franchement contre – initiatiques qui mettent en cause profondément les conceptions et les principes qui fondent l’authentique maçonnerie spirituelle et initiatique que nous voulons pratiquer. La justice de la république et du peuple français ne s’y est pas trompé en déboutant la direction de la GLNF de la
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totalité de ses demandes. Le jugement du 18/11/2010 condamne aux dépens la GLNF et à rembourser les frais de procédure à FMR selon les dispositions de l’art. 700CPC. Ce jugement du 18/11/2010 est une véritable humiliation pour la GLNF et un camouflet aux prétentions ubuesques du GM qui chiffrait le manque à gagner pour la GLNF à 3.000.000€ (pas moins !). « Ultra pétita » les juges ont estimé à bon droit que nul n’a le monopole des idées philosophiques et que le droit de critique dans les associations est de libre exercice.
Ce jugement entraîne pour l’ensemble des FF de la GLNF une déconsidération générale de notre obédience toute entière.
La violation des dispositions de nos constitutions et règlements, l’obligation non tenue de réunir une AG avant le 30/06/2010 ont poussé quelques FF courageux à saisir la justice afin que celle ci se prononce sur la validité de l’AG pluri délocalisée du 16/10/2010.
Le jugement du 07/12/2010 vient encore sanctionner de façon claire et sans ambigüité les actions et exactions du GM.
Le jugement du 07/12/2010 a déclaré :
- nulle l’AG pluri délocalisée du 16/10/2010
- dit qu’il appartient au président de l’association de convoquer sans délais l’assemblée de la GNLF et de mettre à l’ordre du jour
 l’approbation des comptes clos au 31/08/2009
 l’approbation du budget du 1er /09/2010
 la révocation du président de l’association monsieur STIFANI et des membres nommés du conseil d’administration.
Le tribunal a en outre condamné la GNLF aux dépens et au paiement d’une somme de 5000€ et surtout a ordonné une exécution provisoire de ce jugement.
Il faut se rappeler que devant les dérives inacceptables constatées depuis plus d’un an dans l’obédience les responsables des 3 ordres initiatiques que sont le
REAA, le RF, et le RER ces 3 rites étant pratiqués par plus de 75% des FF de la
GLNF, ont pris leurs responsabilités en interpellant, dans un communiqué commun, le GM dans des termes fermes et dénués de toute ambigüité, qu’il n’est plus nécessaire de rappeler ici.
Après le jugement du 7 décembre 2010 et devant une manoeuvre du Grand Maître qui dans une lettre adressée aux Frères tentait de dissocier son statut de Président de l’association GLNF de celui de GM de la GLNF, les responsables des 3 ordres initiatiques ont publié un deuxième communiqué commun dans lequel il rappellent à tous les acteurs de cette décision de justice exécutoire, ainsi qu’à tous les frères que les franc- maçons ont pris par serment l’engagement de se conduire en toutes circonstances en hommes d’honneur, loyaux et discrets, dignes en tous points et attirent leur attention sur la gravité de la responsabilité qui leur échoit pour l’avenir de la GLNF.
Parlant de la révocation du GM par la future AG le communiqué commun a enfoncé le clou en déclarant que les fonctions de président de l’Association et GM de la GLNF ‘’ étaient indissociables tant dans l’esprit que dans la lettre des règles régissant la GLNF’’.
On ne peut être plus clair.
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De plus les autres ordres agrégés tels la GLMMMF viennent de publier un communiqué indiquant une identité de vue et sans réserve aucune avec la déclaration commune des ordres initiatiques précités.
La réprobation des actions du GM s’étend sur le plan international avec la publication le 13 Décembre dernier d’une déclaration commune des 3 grandes loges de Belgique, Luxembourg et Suisse.
Faut il rappeler aux FF que la grande loge ALPINA de Suisse est avec la GLUA la grande loge qui a participé à la création en 1913 de la GLNF ?
Quelle est l’attitude du GM devant cette désapprobation tant sur le plan judiciaire avec 2 procès perdus et sur le plan purement maçonnique aussi bien sur le plan interne avec les interpellations des ordres initiatiques, et autres juridictions que sur le plan externe avec les demandes d’explication des grandes loges étrangères ?
Legrand maître décide contre toute logique, contre tout sens de la mesure, de faire appel non seulement sur le fond de l’affaire, mais aussi sur la décision exécutoire du jugement du 07/12/2010.
Cette manoeuvre qui n’est ni plus ni moins qu’une manoeuvre dilatoire pour gagner du temps montre combien ce GM veut se placer au dessus des lois de la république en invoquant au motif de son appel que la mise en oeuvre de ce jugement ne prend pas en compte certaines dispositions statutaires et réglementaires de l’association.
Autrement dit la loi de la république et les décisions de justice de la République ne peuvent s’appliquer à la GLNF qui bénéficierait d’une extraterritorialité comme l’état du Vatican par rapport à l’Italie.
Ce GM nous met en délicatesse avec les lois et la justice de notre pays nous plaçant de fait en contradiction avec le point n° 10 de la règle en 12 points.
Les maçons de tradition initiatique, spirituelle savent qu’un monarque qui n’est pas inspiré par l’esprit ne peut parler juste ni accomplir un acte ‘’ juste ‘’.
Nous savons et nos rituels nous le rappellent en permanence, qu’il faut avoir le mot juste et le geste juste pour transmettre la tradition et tailler notre pierre.
Et celui –là qui n’a ni le mot juste ni le geste juste, celui là peut il être un homme d’honneur loyal et discret, digne en tous points d’être reconnu par nous ?
Celui là parmi nous, ne mettrait il pas en danger toute notre oeuvre commune, par la trahison de notre idéal, les altérations et falsifications qu’il introduit dans notre oeuvre ? Le paradigme de notre quête est la recherche de la parole perdue et dans cette quête, il nous est demandé de réunir ce qui est épars.
La maçonnerie traditionnelle, initiatique et spirituelle est synonyme de recherche d’unité et cette recherche de l’unité est la première règle fondamentale pour préserver la transmission et la fidélité.
Nous constatons que le GM cherche la satisfaction de son égo plutôt qu’à être exemplaire dans la réalisation spirituelle que nous sommes venus chercher en loge.
Il cherche à conserver un pouvoir illusoire cédant ainsi à l’illusion mondaine de la parole plutôt que de rechercher la réalisation de son initiation.
Il divise les frères plutôt que de les réunir ! Et celui qui divise doit être écarté.
Le GM nous entraîne dans une querelle aussi vaine que stérile en faisant croire à des FF crédules que l’obédience est un ordre maçonnique. NON ! L’obédience n’est pas un ordre. L’obédience est un organisme qui permet de mutualiser nos
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moyens financiers et matériels afin de permettre l’organisation efficace et rationnelle des conditions matérielles et administratives des travaux et de garantir leur régularité.
La charte de la loge ainsi que les règlements généraux que remet le FF installateur au vénérable Maître, ne sont que des outils institutionnels.
Les outils tels que le maillet, l’épée flamboyante et l’Equerre que porte le vénérable Maître sont eux les outils symboliques qui s’inscrivent dans la tradition. Et lorsque ces outils sont transmis au V.M entrant par son prédécesseur, celui ci s’inscrit dans la tradition maçonnique, dans la régularité que confère la charte de la loge.
Le V.M devient ainsi un des chefs de l’ordre. Il s’agit bien ici de l’ordre maçonnique c’est à dire la FM universelle.
Lorsque nous prêtons serment à notre initiation, nous le faisons à la gloire du grand architecte de l’univers, ensuite au nom de la F.M universelle et sous les auspices de la GLNF.
Tradition-Ordre- Régularité
Le respect de ce tropisme, qui constitue une triple alliance est la 2ème règle fondamentale.
Or nous assistons aujourd’hui à une confusion consciemment entretenue par la gouvernance actuelle de la GLNF entre obédience et ordre.
On veut nous faire croire que l’obédience est un ordre maçonnique.
Le GM veut nous placer dans une rupture de la triple alliance avec le divin, l’ordre et les Frères.
Celui qui rompt l’alliance doit donc être écarté.
Dans nos rituels à la question « êtes-vous maçon ? » nous répondons « mes frères me reconnaissent comme tel »
Notre démarche dans la véritable maçonnerie traditionnelle, initiatique, et spirituelle conduit l’initié à refuser d’être à soi- même sa propre origine. Il s’agit de refuser cette vanité qui veut faire de lui le centre du monde et qui veut instaurer l’idole du moi. Nous ne sommes nous même que dans le regard de l’autre.
L’initié est celui qui reconnaît ne pas être à lui même sa propre origine et accepte les autres pour frères. Il est celui qui s’efface, qui s’harmonise, qui accorde son être au rythme universel accomplissant l’unité en lui et du soi au cosmos, réalisant la fraternité des créatures, ré enchantant le monde en remettant la matière dans la lumière originelle, transformant le monde d’idoles opaques en autant d’icônes reflétant la lumière du Principe.
Ainsi quelques soient nos grades, nos fonctions, il faut que nous ayons à l’esprit en permanence qu’ils ne nous ont été confiés que parce que les FF nous ont reconnu pour tel. Méconnaître cette règle nous installe dans la démesure et l’hubris.
Celui qui ne perçoit pas notre démarche dans la quête de la lumière, de la connaissance, comme un échange, comme le partage d’un chemin de spiritualité mais vit les charges à lui confiées par les FF comme l’exercice régalien d’un bien illusoire pouvoir matériel, celui là ne peut être reconnu comme frère par ses pairs.
Celui là doit être écarté.
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Diviser, rompre, désunir et corrompre. Voilà les fléaux auxquels nous sommes exposés à notre corps défendant.
Il est temps de prendre ses responsabilités et de se déterminer clairement par rapport à cette situation.
Lorsque le mal s’autorise toutes les audaces, le bien doit se permettre quelque courage. C’est la raison pour laquelle nous demandons que la gouvernance actuelle de la GLNF convoque sans délai une AG qui devra se prononcer librement sur les points inscrits à l’ordre du jour tels que l’exige le jugement du 7 Décembre 2010.
Nous considérons que tout appel ou autre manoeuvre en cours n’a pour but que de maintenir le chaos et faire durer une situation préjudiciable à notre obédience et à l’ensemble de ses frères qui ne peuvent poursuivre leur épanouissement spirituel dans ces conditions de tumulte.
La cour d’appel de Paris, dans son rendu de jugement du 5 janvier 2011, vient de confirmer, en des termes implacables et sévères pour la GLNF, la décision du 07 décembre 2010 rendant toute manoeuvre impossible à la direction de GLNF qui n’a plus d’autre choix que d’organiser dans les plus brefs délais une nouvelle assemblée générale.
Nous exigeons que les votes, lors de cette assemblée, se fassent dans les conditions de transparence totale sans pressions, ni intimidations et autres manipulation d’aucune sorte.
Nous exigeons que le corps électoral à cette assemblée générale soit identique à celui du 26 Mars 2010.
Nous demandons la réintégration sans condition de tous les frères suspendus ou exclus depuis le 04 décembre 2009, les raisons pour lesquelles ils avaient été suspendus ou exclus ayant été invalidées par le jugement du 18 Novembre 2010 qui dispose que le droit de critique dans les associations est de libre exercice.
L’assemblée générale du 16 octobre ayant été annulée dans tous ses effets par le jugement du 7 décembre 2010, nous demandons à toutes les loges de la Province de surseoir au règlement des capitations pour l’exercice 2010-2011.Les loges travaillant au Temple d’Arnouville doivent limiter leurs débours au règlement de leur loyer afin de permettre à la SAI de faire face à ses engagements bancaires.

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