Tout cela semble interminable ! Un frère en colère

Publié le par Rabelais

Tout cela semble interminable !

Nous semblons nous enliser dans des méandres judiciaires créés par d'habiles procéduriers. Ce labyrinthe se
double d'une propagande délétère, nauséabonde, mensongère, car altérant l'interprétation des événements
parfois subtilement, le plus souvent grossièrement.

C'est cette capacité à mentir de façon éhontée, c'est cette capacité à l'outrance sous toutes ses formes, qui
font que de nombreux frères, sincères dans leur démarche, ne pouvant croire qu'un franc-maçon soit capable
de telles vilenies, s'interrogent sur la vérité des faits et ont le sentiment de ne pas pouvoir se décider pour un
« camp » ou pour l'autre.

En effet, ce conflit semble opposer deux groupes :

- Le premier qui serait « régulier » car dirigé par François STIFANI qui se proclame plus que jamais Grand
Maître de la GLNF et « guide spirituel » des membres de l'obédience.

- Le second groupe formé d'opposants à ce que l'on doit bien considérer comme un diktat.

Le premier appuie son argumentation sur une base juridique et une interprétation parfois « libre » des statuts
de la GLNF. Les opposants, eux, s'appuyant aussi sur un formalisme juridique, font toutefois reposer leur
argumentaire sur des critères liés aux Landmarks, la règle en 12 points, ….

Tout cela évolue en déliquescence qu'il n'y a pas lieu de reprendre dans mon propos. Les informations des
deux blocs circulent largement avec tous les commentaires imaginables et possibles dans les blogs qui nous
sont familiers.

Le problème qui se pose à la franc-maçonnerie régulière depuis tant de mois ne doit plus être considéré ni
examiné par nos frères sous cet angle manichéen. Ce problème est aujourd'hui d'une autre envergure, d'une
autre portée.

Dans l'histoire de l'Occident, la France eut toujours une place privilégiée, constante, comme foyer de
rayonnement d'une tradition initiatique éclairant les hommes, les inspirant selon leurs affinités dans les
domaines des arts, des lettres, des sciences, cette influence positive permettant ainsi à ces hommes éclairés
de contribuer au progrès de la société humaine.

Les guerres, les conflits qui opposèrent les nations de l'Europe au cours des siècles passés n'ont jamais suffi
pour que se rompe le lien qui nous unit dans une filiation continue aux ordres initiatiques et traditionnels
partant de l'Europe orientale jusqu'au Moyen-Orient et de l'Antiquité à nos jours. Ce vaste ensemble constitue
la TRADITION OCCIDENTALE.

Le caractère universel de cette pensée traditionnelle et initiatique, ennobli par l'esprit de chevalerie, n’est
représenté dans notre siècle que par la franc-maçonnerie régulière.

Aussi, il n'est pas pensable, il n'est pas envisageable un instant que le fil puisse être rompu en France par la
bêtise, la veulerie, l'ignorance, l'infamie de quelques hommes.

Malgré ce, notre combat ne nous oppose pas à des frères, fussent-ils dévoyés. Nous ne combattons pas contre
eux, mais pour maintenir en Europe et en France la cohésion de la tradition, initiatique, authentique,
chevaleresque, dans un monde qui en a grand besoin.

Force est d'admettre, que nous n'offrons pas aujourd'hui la meilleure image de ce que nous devrions être, ni
des principes élevés que nous prétendons pratiquer.

 


Le combat dont nous avons parlé se déroule sur deux fronts.

Le premier, c'est l'opposition ouverte et frontale à François STIFANI et ses séides. Il est essentiel, car il
concerne les structures associatives, qu'il s'agisse de la GLNF ou des loges qui la composent. Ce front implique
les questions financières et foncières dont nos cotisations sont la source. L'opacité totale et la complexité de
ces dossiers laissent penser à des « libertés » prises avec nos fonds, des habitudes de fonctionnement, ce
dont, après tant d'années, certains auraient du mal à se passer car contribuant à leur train de vie.

Des frères, outrés par de tels débordements se sont dès le début soulevés et indignés pour que nous revenions
à un mode de fonctionnement plus sain. Ils ont engagé leur santé, leurs propres deniers, sans attendre que
nous les soutenions, persuadés de la justesse de leurs engagements. Sur ce front, nous devons les soutenir de
tout notre possible en affirmant clairement et fortement notre intention de demeurer des membres actifs de
la GLNF.

L'autre front est celui que représente l'Union des Loges Régulières pour la France, et dans ce cadre, ce sont les
loges elles-mêmes qui doivent prendre parti et s'associer à l’Union des Loges Régulières Françaises afin que le
plus grand nombre possible d'entre elles soit représentatif du refus de poursuivre nos travaux dans une telle
engeance.

Il faut que nous soyons une force suffisante pour peser de façon DÉCISIVE sur la fin d'un conflit qui s'achèvera
de toute manière à un moment ou à un autre.

Aussi, individuellement et collectivement, nous devons occuper ces deux fronts songer à la GLNF remplissant
sa finalité comme à un organe de transmission qui devra poursuivre l'oeuvre commencée en France et en
Europe il y a quelques siècles.

Cela voudrait dire que la GLNF aurait su s’épurer de sa lie. Cela voudrait aussi dire que les structures de
fonctionnement auront changé, que des notions comme celle de Souverain Grand Comité, de Province, avec
toute la hiérarchie qui en découle aura su se remettre en cause pour que les erreurs du passé ne se
renouvellent pas.

Mais, au-delà de la GLNF comme obédience maçonnique, il y a l'Ordre pour lequel nous devons nous battre en
réalité. C'est l'Ordre qui justifie que la GLNF existe. Ce n'est pas le contraire. L'Ordre englobe l'ensemble des
rites que nous pratiquons. Chacun a ses spécificités et c'est cette diversité qui fait notre richesse. Il importe
peu qu’un rite soit plus ou moins représenté, mais il est essentiel qu'il soit là.

Nous nous battons contre l’ambition et contre un syncrétisme de mauvais aloi, ignorant, aveugle, terne et
fade.

Rassemblons-nous pour que la lumière qui a toujours brillé en Occident dans cet éminent foyer de
rayonnement et de propagation qu’est la France, demeure.

Par notre attentisme, notre passivité, si le boisseau de l'obscurantisme venait à couvrir cette flamme
vacillante, il faudrait attendre des décennies avant qu'elle réapparaisse à nouveau. Si nous voulons être
considérés comme des hommes d'honneur dans la mémoire des générations futures, comme de bons, dignes
et vrais francs-maçons, si nous voulons que nos successeurs aient pour nous les mêmes sentiments de
reconnaissance que nous portons à l'égard des illustres prédécesseurs qui nous ont légué un héritage plus
prospère que celui qu'ils avaient eux-mêmes reçus, alors nous n'avons pas le droit de laisser la chaîne séculaire
se rompre.

Il suffit de mettre en oeuvre les grands principes d'honneur et de fidélité qui sont le trait commun de toutes
nos rencontres et assemblées en ayant simplement le courage de dire NON.


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